Dans le cadre d’un renforcement de la commune dans son rôle de maîtrise d’ouvrage, il est important pour celle-ci avant tout de se doter d’une panoplie d’outils qui faciliterait et améliorerait la qualité de décision.
La
qualité et le
type d’information disponible constituent le premier des éléments nécessaires pour que l'administration locale développe une expertise en matière de planning et de gestion du développement local.
C’est pourquoi l’accompagnement des communes durant les ateliers contient une très grande partie de
mise à niveau d’information et de formation.
Les cadres supérieurs, dans l’administration, ainsi que toutes les ressources humaines locales qui maîtrisent bien certains domaines de la politique sectorielle sont invité à intervenir comme personnes ressources durant les ateliers.

Il est toutefois important de souligner que les informations et en particulier que les thèmes de formation soient issues d’une démarche inductive fruit d’une réflexion commune avec les bénéficiaires et non d’une nécessité de
« technocrate ».
L’expression la plus évidente est celle d’expliquer un canevas prédéfini sans faire comprendre le « pourquoi » et le « comment » des différentes rubriques incluses. De même le risque de cet atelier pour le maire est de vouloir uniquement s’enquérir des « directives » sans comprendre que le but principal est celui « d’assurer de la pérennisation et de l’appropriation de ces infrastructures ».
Il faut tenir compte que le contexte ne s’apprête pas facilement à cette démarche compte tenu que souvent le terrain ne crée pas toujours l’habitude aux véritables débats d’idées, à procéder de manière participative, c’est-à-dire à donner un sens à l’engagement individuel et/ou collectif, à prendre vraiment conscience de l’ampleur du problème de la gestion du système d’AEP (Adduction d’Eau Potable) dans la Commune.

C’est pourquoi, les différents ateliers sont une occasion pour contribuer grandement à
rétablir une culture de concertation entre les services décentralisés, la commune, les associations d’usagers, les opérateurs privés autour des problèmes soulevés par les usagers.
La vision de base repose sur un respect profond des pouvoirs et mandats des collectivités locales, tout en incitant ces autorités, les organisations de la société civile, les opérateurs privés, à se définir des modes de collaboration participatifs et efficaces. Ce cadre de concertation devront aboutir à
définir des modes opératoires concertés pour gérer l’ensemble des ouvrages d’approvisionnement en eau. Il s’agira notamment de définir :